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CAN 2019 ENTRE FAUSSES CERTITUDES ET SÉRIEUSES APPRÉHENSIONS

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Entre fausses certitudes et grosse appréhension, les camerounais ont vu débarquer depuis le 11 janvier, cette mission épouvantail de la Confédération Africaine de Football, descendue dans leur pays pour évaluer les chantiers de la Coupe d’Afrique des Nations édition 2019; et donner par la suite, son avis favorable ou non quant à l’organisation effective de cette compétition par le pays de Roger Milla et consorts.

Enfin va-t-on dire, le visage des probables bourreaux ou messagers de la bonne nouvelle (ce sera selon), est connu de l’immense masse de chauvins irréductibles de ce pays qui a fait du football, sa religion première. Il s’agit paritairement, de 05 experts du cabinet d’audit allemand Roland Berger et 05 autres personnalités relevant de la CAF elle-même. Soit 10 consultants lâchés aux trousses de ce pays ( qui aime traîner la patte, prendre son temps) pour a-t-on dit, identifier les différences entre la situation actuelle des préparatifs et les exigences d’accueil et d’organisation de la compétition posées par la confédération.

Mission de vérité donc! Que la seule perspective sous les oukases à peine voilées du nouveau patron de la CAF au départ, avait sérieusement remué l’opinion publique camerounaise, pour la sortir bruyamment de ses gongs et la voir crier au complot, d’une basse et sourde vengeance ourdie par les successeurs aigris du très naguère tout puissant Issa Hayatou.

Mais trêve de faux fuyants! La mission par elle-même, relève d’une nécessité qui ne se discute pas. Le malaise quant au cas Cameroun participe d’une négation malheureuse de la réalité  et de ce que nous avons qualifié de fausse certitude et qui tiennent tour à tour de l’arrogance camerounaise à croire que tout lui est permis du haut de sa stature de pays Notable du football africain et plus lamentablement, d’une propension bien connue dans ce pays-là, à imaginer que tout peut se passer des règles.  L’improvisation et le fourre-tout restant les maîtres mots de l’organisation.

Ce qu’il faut reconnaître, c’est que depuis l’attribution de l’organisation de cette CAN au Cameroun et ça date déjà, le pays ne s’est pas dérangé pour faire les choses méthodiquement suivant les règles de l’art. Engoncé qu’il était dans l’auto gloria permanent de ses gouvernants et l’illusion pathétique des potentialités qu’il n’a plus.

La Coupe d’Afrique des Nations est aujourd’hui une grande fête et un rendez-vous d’opportunités qu’on ne saurait prendre à la légère. Le ghota du football mondial est invité chez nous et l’on se doit de mettre les petits plats dans les grands. Et non s’imaginer que des rafistolages douteux de circonstance suffiront à sauver la mise. C’est pourquoi le langage des charmeurs de serpents qu’on entend de plus en plus et qu’essayent de tenir sur place les officiels locaux, cache mal les inacceptables retards pris dans l’exécution des travaux. Lesquels ont du reste été engagés tardivement.

Sincèrement, le Cameroun ne s’est jamais mis à la hauteur et à la dimension de l’événement. Et pour ne rien cacher, toutes les appréhensions qu’on essaye ici et là de masquer, restent aujourd’hui bien fondées. Si d’aventure donc, la vérité après coup nous montrait son visage hideux d’un retrait de l’organisation de la compétition, nous l’aurions bien cherché et il ne nous restera plus qu’à nous en prendre à nous-mêmes.

Par Célestin BIAKE DIFANA

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