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DE L’ART DE NOYER LE POISSON

DE L’ART DE NOYER LE POISSON

 

Par Célestin BIAKE DIFANA

2018 comme 1972 annus horribilis du football camerounais? Mais que si! Tour à tour ont été compromises la participation du probable vainqueur de la coupe du pays à la compétition africaine d’ensemble y afférente, la réputation d’Issa Hayatou fils du terroir et le plus emblématique jusque là, des présidents ayant trôné à la tête de la confédération et pour clore, l’organisation en 2019, de la grande fête qu’est la coupe d’Afrique des nations. Toutes ces tuiles, en un laps de temps si court.

Cette conjonction de malheurs plus ou moins favorisée par notre propre fait, loin de susciter en ces heures difficiles et douloureuses des questionnements décisifs sur la conduite générale de nos politiques publiques, laisse plutôt sourdre ici et là, des pleurnicheries inappropriées avec de forts hoquets de victimite aiguë. Cette maladie nationale qui affecte nos officiels et dirigeants toutes les fois qu’ils sont confrontés à une difficulté.

Seuls les autres en tout temps et en toute cause, sont les artisans de nos déconvenues. Le Cameroun est tellement une exception sur cette terre qu’il ne peut qu’être abondamment jalousé par tous les mal-pensants et pris en grippe par les jaloux qui lui envient sa paix, ses méthodes de gouvernance et son caractère unique.

Comme si toutes ces tuiles qui lui tombent sur la tête n’étaient que des épiphénomènes et pas suffisamment interpellatrices des responsabilités des uns et des autres, on n’a toujours pas jusqu’ici, enregistré au cœur des structures concernées, des démissions pour l’honneur et pour la simple décence.

Des imbéciles attendent qu’on leur suggère l’idée.

Les hiboux connus de cette inacceptable humiliation, se font tout petits dans leur coin et se contentent furtivement de faire parler en leur lieu et place, leur relais qui ont décrypté dans les attitudes et prédispositions d’Ahmad Ahmad l’actuel président de la confédération africaine de football, son obsession à mener vengeance contre le pays et à humilier en le démystifiant coûte que vaille, son prédécesseur.

Si ce n’est pas faire de la politique d’autruche, comment entendons-nous apprendre de nos erreurs en psalmodiant ainsi l’hymne de l’impunité et en l’encourageant même implicitement?

La seule vigoureuse réaction enregistrée jusqu’ici, reste le décret du Jupiter en place interdisant toute sortie du territoire national aux membres du gouvernement et assimilés.

Pour l’effet, ça frappe simplement les esprits et laisse croire que le grand patron veille au grain. Cette démarche a un nom: le populisme.

Les camerounais n’ont pas tant besoin d’être édifiés de la sorte par de tels effets de manche. Il nous semble que c’est d’une gouvernance de responsabilités qu’ils ont besoin.

Une simple illusion de se sentir en phase avec leurs gouvernants, de croire que ceux-ci ont à leur égard, un brin de respect et de considération.

Leur bonheur n’est pas dans la jubilation permanente face aux flétrissures qu’on inflige ou pourrait infliger à ceux de leurs enfants qui ont méfait dans l’exercice de leurs fonctions.

Leur vœu ultime c’est la construction d’une République réelle et exemplaire. Arrêtons de chercher à noyer indéfiniment le poisson.  

aire france

A propos de l'Auteur

Journaliste ,Chroniqueur sportif & Rédacteur en Chef çameditsport.com

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