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LE TANDEM SEEDORF/KLUIVERT PAS A LA HAUTEUR DES ATTENTES ?

LE TANDEM SEEDORF/KLUIVERT PAS A LA HAUTEUR DES ATTENTES ?
Potentiellement attrayante à bien des égards, la sélection nationale camerounaise de football avait tout pour aguicher deux célébrités du football mondial en relance de leur carrière post-professionnelle à la peine. A l'arrivée, le contact avec une réalité faite d'inimaginables et inacceptables lacunes, conjuguée à leur propre immaturité, tend à les transformer en deux véritables dindons d'une farce de très mauvais goût. Pas à la hauteur simplement. Ils ont encore du temps pour se perfectionner mais ailleurs. Surtout en ces moments où le retrait de l'organisation de la coupe d'Afrique des nations au Cameroun, impose un double baroud d'honneur à ce pays : sa qualification face aux Comores et la conservation de son titre de champion.







Comme un clin d’œil en juste réparation des déconvenues qui allaient suivre, tout a commencé pour ces deux-là sur un mensonge, une entourloupe qui a surpris et rendu gagas de nombreux camerounais.




 Après l'épisode Hugo Broos et une longue traversée du désert pour la sélection nationale laissée en déshérence et sans personne sur des mois pour la suivre, des prestidigitateurs tapis au comité de normalisation qui tient lieu à ce pays de fédération, avec l'aval de la tutelle qu'est le ministère du sport, ont sorti de leur manche, en dehors des pré-sélectionnés de leur propre short-liste rendue publique, l'inattendu tandem surinamo-batave. 




D'heureux élus qui n'avaient aucunement postulé à la fonction.

Surpris et abasourdis, les fans (et ils sont nombreux) de cette sélection conquérante en sont restés tétanisés sur le coup. Incompréhension, fureur, rage, déception, tolérance? C'était à ne rien y comprendre. 




Tout y est passé dans les têtes et puis... l'acceptation. Une acceptation résignée face à deux monstres sacrés du football  comme on dit, deux noms qui nous parlent tant : d'exploits et de soirées mémorables de compétitions au cours desquelles leurs talents respectifs nous ont subjugués, éblouis puis convaincus. Non, sauf à être de mauvaise foi, ils connaissent le football et peuvent jouir d'un préjugé favorable à même de faire avancer l'équipe.




Et nous voilà tous, benoîtement embarqués dans une fausse présomption de compétence avérée en tant qu'entraîneurs. 




Sans la moindre retenue, ni circonspection, l'équipe nationale fanion leur a été confiée.




 Une équipe difficile pour leurs fragiles épaules, un nid de frelons, un poste avancé de toutes les intrigues politico-administratives de chez nous. Bref, le concentré de toutes les tares que le Cameroun peut véhiculer. Une vraie tanière comme on se plaît à l'appeler. 




En somme, un cadeau empoisonné on ne vous le fait pas dire. D'autant plus qu'avec ça, d'illustres inconnus se sont fait un nom sur le dos de cette sélection alors, pourquoi pas eux, des mousquetaires de l'impossible.




DU PIPEAU EN ATTRAIT




Ficelé sans doute ainsi sur la pertinence de ce dernier argument, le topo des commanditaires de la manœuvre a forcément séduit ces ex professionnels en goguette. 




Dans leur tête trottaient plus que de simples réminiscences mais des souvenirs impérissables d'un Cameroun flamboyant sur la scène footballistique mondiale. Et sûrement ont défilé la coupe du monde 1990, les jeux olympiques de Sydney, les campagnes de coupes d'Afrique des nations victorieuses et de nombreux rendez-vous Fifa où l'on voit à l’œuvre une équipe jamais résignée face à ses adversaires, impétueuse, difficile à la manœuvre. 




Plus intimement aussi, des talents éparpillés aux quatre coins du globe et qui laissent subodorer que non seulement il y a de la matière et du talent, mais surtout un potentiel qu'avec un peu d'ordre conjugué à leur vécu de professionnels, ils peuvent valablement mettre en exergue pour le bénéfice aussi de leur carrière qui s'amorce.




Pas toutes fausses ces analyses et projections. Sauf que la vérité demeure toujours au-delà des apparences. Le tableau idyllique d'un Cameroun attrayant en matière de football est une illusion. 




Une illusion qui mord bien et sur les bords escarpés de laquelle viennent se fracasser toutes les nobles intentions.




 Et on l'a d'ailleurs encore vu à propos de l'appel à candidature au poste de sélectionneur national. Appel qui a enregistré des noms célèbres du gotha mondial du football pour ne rien produire de concret. 




Sur cette illustration donc disais-je, commencent à sombrer les certitudes de Seedorf et Kluivert. Leur carrière à mal qui rencontrait ainsi une belle opportunité de relance, a de la peine à s'enclencher et deux cinglantes défaites de suite (Maroc et Brésil), n'arrangent pas leur affaires et espoirs ni ceux des camerounais.




DUR CONTACT AVEC LA RÉALITÉ




La vérité maintenant, sans doute la comprennent-ils à retardement. Elle niche loin des données rattachées aux joueurs en tant que tels. Mais dans un désordre institutionnalisé sur lequel ils n'ont et ne pourront jamais avoir d'emprise et encore moins la maîtrise. 




Le match contre le Brésil en Angleterre et les visas non délivrés à quelques encadreurs du staff pour absence coupable de diligence en est une cinglante illustration. L'équipe nationale du Cameroun est loin d'être un long fleuve tranquille. Contrairement aux apparences, c'est son désordre fructueux qui dicte la marche à suivre aux entraîneurs. Elle ne répond à aucune orthodoxie de gestion. C'est malheureux de le dire, mais c'est comme ça.




Pour de fragiles épaules comme celles-là qui entrent en profession, se heurter aux immixtions intempestives, subir la cacophonie fédération/ ministère du sport à travers des piétinements et chevauchements de compétences non sans négliger entre autres, les humeurs fugaces de quelques piliers échaudés sur qui l'on pourrait compter, n'est pas le scénario idéal. C'est de l'inimaginable dans la normalité. 




Ont-ils pensé un instant qu'ils auraient les coudées franches pour construire une équipe nationale à la mesure des précédentes en si peu de temps? L'appât du gain et de la gloire hasardeuse ne les auraient-ils pas inspiré cette escapade camerounaise?




Après des essais traumatisants comme entraîneur pour l'un et une pige foireuse comme Directeur sportif au Paris Saint-Germain pour l'autre, la sélection camerounaise pour eux en termes de facilités, était une vraie/fausse bonne piste. Peu endurcis dans le métier, ils nous donnent par leurs tâtonnements répétés, toutes les raisons de les flageller.




 C'est quoi leur capitanat tournant et cette impossibilité à constituer une ossature fiable, une équipe type? Les paradoxes de cette sélection-là, conviennent aux mercenaires et autres entraîneurs en mal d'aventures et peu regardants sur le formalisme.




C'est pourquoi de les voir tâtonner, faire contre mauvaise fortune bon cœur dans la confection des listes de pré-sélectionnés, on comprend vite qu'ils sont obligés d'avaler de grosses couleuvres, de faire comme on dit "avec ce qu'ils ont sur la main". Les pauvres! Eux qui croyaient mieux faire en ânonnant qu'ils ne s'en remettraient qu'aux championnats compétitifs et ceux qui s'y illustrent.




Comme c'était juste et bien pensé. Hélas, les voilà rattrapés par la médiocrité ambiante et la pression du résultat à tous prix qui les contraint à remiser au placard, toutes les belles résolutions qui les habitaient. L'humiliation du retrait de la Can vient créer une incroyable pression : qualifier le pays et répondre aux attentes du peuple qui exige de son équipe maintenant, une victoire finale pour laver l'affront et réaffirmer la suprématie du football camerounais. Le peuvent-ils simplement?
aire france

A propos de l'Auteur

Journaliste ,Chroniqueur sportif & Rédacteur en Chef çameditsport.com

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