Bienvenue sur la référence Panafricaine du sport...
pub don
pub don

SLAM DE PARIS: ZOULEIHA DABONNE «JE N’AI PAS ÉTÉ RIDICULE»

SLAM DE PARIS: ZOULEIHA DABONNE «JE N’AI PAS ÉTÉ RIDICULE»

çameditsport.com

Pour sa quatrième participation au Grand Slam de Paris, Zouleiha Dabonne (-57kg) n’a pas démérité.Vaincue au premier tour par la Portugaise Telma Monteiro, médaillée de bronze à Rio, la judokate ivoirienne n’a été battue qu’à quelques secondes de la fin de son combat. Contente de sa prestation parisienne, malgré ce relatif échec, la licenciée d’Abidjan peut désormais s’appuyer sur cette expérience du grand chelem pour tenter de décrocher en Tunisie (12-15 avril) le titre de championne d’Afrique.

Vous avez participé pour la quatrième fois au tournoi de Paris. Comment jugez votre prestation cette année?

Dabbone Zouleiha : Même si je n’ai pas pu passer le premier tour, je dirais que ce Grand Slam 2018 a été meilleur pour moi. Je me suis donné à fond. Je n’ai perdu qu’à 20 secondes de la fin du combat contre la médaillée de bronze de Rio(ndlr, Telma Monteiro).  

Vous n’étiez finalement pas si loin d’un exploit

Oui. Je n’ai pas été ridicule. J’ai fait un bon combat. Les Africains n’aiment pas trop combattre au sol. Je pense que c’est là qu’elle m’a battue.

Quelle a été votre préparation pour ce grand Chelem?

Je n’ai pas disposé d’assez de temps pour me préparer. Je me suis entrainé ces trois dernières semaines au centre international de judo de Budapest. Malgré cela, mon combat de samedi est encourageant.

En venant à Paris, quels objectifs vous étiez vous fixés?

Je ne suis pas venue pour décrocher une médaille. Mon but dans ce tournoi est de savoir comment je peux arriver aux championnats d’Afrique pour décrocher le titre dans ma catégorie. J’ai beaucoup appris en résistant face à la  Portugaise.

Justement, qu’avez vous tiré comme enseignements?

J’ai appris à me faire confiance. Ce n’était pas le cas lors des précédents tournois parisiens durant lesquels je me disais que mes adversaires étaient plus fortes que moi. Je n’osais pas. Cette fois-ci, je me suis libérée la tête. Tout se passe dans le cerveau. Quand on veut, on peut. Je suis venue pour prendre du plaisir et donner le meilleur de moi-même.

Echouer à quelques secondes de la fin du combat cela signifie tout de même que vous avez réussi pas mal de choses.

J’ai osé attaquer. Ce sont des trucs que je n’arrivais pas à faire. Auparavant, je me renfermais sur moi-même. J’ai pratiqué mon judo en faisant ce que je savais faire. Quand on croit en soi, on peut réaliser beaucoup de choses.

Peut-on dire que les Africains viennent ici avec un petit complexe?

C’est ce que je pensais avant. Maintenant, je me dis que si elles sont fortes, je le suis aussi car ce n’est pas permis à tout le monde d’être dans ce type de tournoi. Si on arrive ici, c’est qu’on a le niveau. Ce qu’elles font, je peux le faire. Je connais ma valeur.

Les Maghrébins dominent la discipline en Afrique. Que faudrait-il faire pour que les Ivoiriens rivalisent avec ces nations?

Ils travaillent beaucoup. Ils ont la possibilité de s’entrainer parfois deux fois par jour. Chez nous, ce n’est pas pareil. On a une ou deux séances d’entrainement dans la semaine. C’est un peu compliqué. Par ailleurs, les Maghrébins sont nombreux à pratiquer la discipline. Ils ont beaucoup de judokas pour les faire travailler. En Cote d’Ivoire, j’ai atteint un certain niveau. Je ne peux plus évoluer là bas car il n’y a personne pour me concurrencer. Je suis bloquée. Quand je rentre à Abidjan, j’aide celles qui sont en dessous de moi.Pour atteindre le très haut niveau, il faut tomber sur des personnes qui sont plus fortes. Des athlètes qui nous mettent en danger pour qu’on trouve des solutions. Les judokas du Maghreb ont également plus de moyens. Cela leur permet de faire davantage des tournois à l’étranger.

Quels résultats aimeriez vous obtenir dans les prochains mois ?

Dans les compétitions africaines, je suis toujours sur le podium. J’ai même fini deuxième aux jeux de le Francophonie. Si j’ai l’opportunité d’aller en finale lors des prochains championnats d’Afrique, je la saisirais. Cette année, je vise clairement le titre.

Entretien réalisé par Victorien Félicité pour Çameditsport

aire france

A propos de l'Auteur

Equipe de rédaction çameditsport.com la référence Panafricaine du sport

Articles Similaires

Laisser un commenatire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

pub ktocreative
pub ktocreative